Affichage des articles dont le libellé est Carmen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Carmen. Afficher tous les articles

jeudi 1 août 2019

Offenbach



Au début de cette année de bicentenaire la rédaction de forumopera.com m’avait confié une tâche délicate mais palpitante.  Il s’agissait en effet d’ouvrir un dossier scabreux : Offenbach et le sexe ! La période estivale étant propice aux découvertes en ce domaine, je me suis plongée dans les différentes biographies du compositeur*.  A bien y regarder, quelle ne fut pas ma déception de constater qu’il y avait un monde entre l’existence assez plan-plan de notre musicien, les débordements de fric et de luxure de son époque, particulièrement dans les milieux du théâtre et de l’opéra, enfin l’apparente gaudriole amorale de la quasi-totalité de ses œuvres qui lui valut le titre alléchant de « grand corrupteur ».

Retour à l'enfance
Il faut toujours retourner à l’enfance pour comprendre comment un individu adulte appréhendera plus tard sa vie amoureuse et sensuelle.
Quand on sait que notre Offenbach est né Jacob Eberst dans une famille juive originaire d’Offenbach sur le Main, la première tentation est d’imaginer une jeunesse marquée par des prescriptions talmudiques rigoristes. En fait, il n’en fut rien. Certes son père Isaac Juda Eberst jouait dans les synagogues mais la plus grande partie de son activité professionnelle consistait à manier le violon dans les tavernes. Il était d’ailleurs excellent musicien et pratiquait également le piano, la guitare, la flûte, chantait et composait. On pourrait aujourd’hui le qualifier de juif libéral, plus soucieux d’animer des bals et des cabarets que de pratiquer l’exégèse de la Torah. Ses dix enfants sont priés d’apprendre la musique et le septième, Jacob, est particulièrement précoce. Isaac ne s’encombre pas de principes : le gamin a à peine 8 ans que son père décide de former un trio avec son frère Julius et sa sœur Isabelle pour les exhiber dans les brasseries ou au Carnaval de Cologne. On a connu plus relevé comme milieu susceptible d’inculquer les bonnes mœurs…

Le père Eberst ne va pas s’arrêter là et décide de partir pour Paris accompagné de Julius et de Jacob qui n’a que treize ans. Il mise sur les extraordinaires dispositions de l’enfant et réussit à le faire entrer dans la classe de Cherubini au Conservatoire. Pendant quelques mois, il assure la subsistance des deux adolescents et un beau matin, repart pour Cologne, laissant ses fils dans une soupente et priés de gagner leur vie ! On imagine les deux frères, 14 et 18 ans, sans un sou et livrés à eux-mêmes dans un pays étranger. Eurent-ils l’opportunité alors de commencer leur initiation sentimentale auprès de quelques grisettes ? Probablement, car à l’évidence quand le chat – le père en l’occurrence – n’est pas là, les souris dansent…

Jacob devenu Jacques abandonne les cours du Conservatoire qui ne lui apprennent plus rien, ses talents de violoncelliste seront son gagne-pain. Il y déjà une chose qu’il sait c’est qu’il veut travailler dans un théâtre et pas n’importe lequel, l’Opéra-Comique. Il y est enfin engagé après deux courts passages dans d’autres orchestres et entre de plain-pied dans ces antres du stupre et de la fornication que sont alors les maisons lyriques, l’Opéra de Paris en premier lieu. Pour autant, les anecdotes rapportées par les contemporains ne font pas état d’un jeune homme obsédé par les conquêtes féminines. Non, ce qui intéresse Offenbach, c’est de composer et de rencontrer ceux qui font et gèrent l’opéra, compositeurs et directeurs. Pour le reste, il se comporte comme un joyeux drille, une sorte de « monsieur petites blagues » jamais à court de facéties d’un goût parfois douteux. Mais toujours pas de sexe, décidément.

Herminie vaut bien une messe
Les dieux de l’amour vont se personnifier en la personne du compositeur de Martha,Friedrich von Flotow, un compatriote éminemment plus argenté et venu lui aussi poursuivre sa formation musicale à Paris. Cet aristocrate fréquente les salons mondains, friands de divertissements musicaux. Emu par l’impécuniosité de son camarade, Flotow lui propose de l’introduire chez ses riches amis. Et bingo, leur première prestation conjointe se déroule chez madame Bertin de Vaux qui sera pour Offenbach une véritable protectrice dans sa vie sentimentale et musicale. Il court dorénavant les réceptions où ses talents de violoncelliste font merveille. C’est ainsi qu’un soir, il entre dans le salon d’une belle espagnole, très riche de surcroît, madame Mitchell, mère de deux enfants issus de son premier mariage avec un certain monsieur d’Alcain, Herminie et Pepito. Herminie a seize ans et les dragueurs impénitents savent bien qu’il n’y a rien de tel pour « emballer » que de jouer d’un instrument ! Non seulement, Jacques joue, chante, compose des ariettes charmantes qui sont autant de roucoulades destinées à l’adolescente. Herminie tombe follement amoureuse du grand échalas qui la regarde comme le fruit défendu. Certes, madame Mitchell n’est pas franchement enthousiaste de voir sa fille s’amouracher d’un musicien de vingt ans, à l’avenir improbable, sans fortune, juif et allemand. Dans le Paris du XIXe, cela faisait beaucoup. Il arrive toutefois que les contes de fées se réalisent et que le pauvre hère épouse la princesse. Deux obstacles sont sur sa route, l’un pécuniaire, l’autre religieux. Jacques Offenbach ne va pas s’encombrer de pareilles vétilles. Il entreprend une tournée de concerts comme violoncelliste d’abord en Allemagne puis en Angleterre. Il joue alors avec les plus grands comme Mendelssohn ou Julius Benedict. Le voilà renfloué sur le plan financier, il ne lui reste plus qu’à abjurer sa religion juive et à se faire baptiser avec la comtesse de Vaux comme catéchiste puis comme marraine. Si Paris valait bien une messe, les beaux yeux d’Herminie valait bien la même chose !

Le mariage fut célébré le 14 aout 1844 et pendant vingt ans, le ménage affronta les bons et les mauvais moments de l’existence sans coups de canif notables dans le contrat, alors que les tentations ne manquaient pas. La conjugalité avait réuni l’amour, le sexe et la solidarité. André Tubeuf, qui voue une grande admiration à Offenbach, le décrit dans son Dictionnaire amoureux de la musiquecomme « rangé, un peu popote, avec de la morale et des mœurs, mari empressé et fidèle, fier de sa tribu d’enfants, quatre filles et un fils… Son cinq à sept galant sera de se reposer conjugalement chez lui en pantoufles ».  C’est beau comme du Delly.

Zulma au pied de rose
Tout cela était trop beau effectivement pour durer éternellement et Cupidon prend souvent les traits du démon de midi, en l’occurrence d’une chanteuse dénommée Zulma Bouffar. Le compositeur la rencontre lors de son voyage annuel dans la ville d’eau allemande de Ems**, séjour qui lui permet de promouvoir ses œuvres et de soigner des douleurs qu’il prend pour des rhumatismes alors qu’il s’agit de crises de goutte qui le laisseront impotent à la fin de sa vie. Zulma en cette année 1863 chante au petit théâtre du Casino d’Ems. Blonde aux yeux bleus, les rares photographies ne lui rendent pas vraiment hommage mais elle devait avoir un charme fou et Alphonse Daudet pût écrire à son propos ces vers contestables :

Plus douce que le nénuphar
Dans l’eau claire, une aurore blanche
Baise ton pied de rose et ta hanche
Ivoirine, Ô Zulma Bouffar

Je laisse à nos lecteurs le soin d’apprécier ce quatrain à sa juste valeur…

A la suite d'un pari, Offenbach monte à Ems en huit jours une opérette « alsacienne », Lieschen et Fritzchenet confie le rôle de Lieschen à Zulma, bonne manière de s’attacher la femme et la chanteuse. Leur liaison débute aussitôt, va durer jusqu’à la mort d’Offenbach qui lui donnera deux enfants et en fera l’héroïne de pas moins de treize de ses créations, dont La Vie parisienne ou encore Le Roi Carotte, Les Brigands, succès qui lui vaudront le surnom de « La Patti de l’opérette ».

Les deux femmes de Jacques Offenbach lui seront fidèles, lui survivront chacune dans un rôle archétypal, Herminie dans celui de l’épouse officielle, gardienne du temple familial et Zulma dans celui de la maîtresse de l’ombre, interprète dévouée de l’amant génial.

Oui, voilà la vie parisienne
Vous reconnaîtrez à ce stade de mon propos que présenter Offenbach comme une bête de sexe est une incongruité, il ne mérite ni cet honneur ni cette indignité. Il n’était « drogué » qu’à une seule chose : son travail. Partout et même au théâtre, au restaurant, en fiacre, on le voyait couvrir les portées de notes qui semblaient d’illisibles pattes de mouche. Jacques Offenbach disait de lui qu’il avait un vice terrible, inavouable, celui de toujours travailler. Il ne fut jamais un viveur sensuel, mais un être pétri de sensibilité et de compassion, bien trop généreux pour considérer les femmes à l’aune de son bon plaisir comme, hélas, tant de ses contemporains.

Ce n’est pas le moindre des paradoxes de son existence puisque c’est en effet dans un pandémonium de fêtes et de plaisirs que la famille Offenbach arrive à Paris en 1832. Partout ont surgi des théâtres, des cafés, des bals, des concerts en plein air, des salles de jeux, comme si la Monarchie de Juillet avait levé les inhibitions des rigueurs de la Restauration. Partout du Boulevard du Temple au Boulevard des Italiens, du Jardin Turc au café Tortoni, les gandins friqués n’hésitent pas à passer des tables luxueuses aux beuglants interlopes où l’on se déchaîne sur une nouvelle danse importée par les soldats de retour d’Algérie, le « chahut » qui deviendra bientôt le cancan. Les théâtres organisent des bals masqués où les classes sociales et les corps se mélangent de façon effrénée. Guizot a dit à la bourgeoisie : enrichissez-vous ! Elle a bien suivi son conseil et l’argent dégouline dans une exhibition obscène. Les innovations industrielles font vaciller les anciennes puissances de l’Eglise et de l’aristocratie. C’est sans doute à l’opéra que la liberté des mœurs atteint son acmé. Les ballerines et les cantatrices sont un gibier pour les membres du Jockey Club, le marquis de Hallays-Coëtquen montre dans sa loge à qui veut la voir sa collection pornographique et le docteur Veron, le directeur de l’Opéra de Paris fait servir à ses invités un gigantesque plat de salade entourant – non pas des homards – mais une danseuse nue. Tout s’accélère sous le Second Empire avec le règne des prostituées de haut vol, les courtisanes qui organisent la vie mondaine et culturelle autour des leurs extravagances. Les prostituées plus communes, celles qu’on appelle les lorettes jouent gratuitement les figurantes dans les théâtres dont la scène constitue ainsi une vitrine de racolage. La presse vit elle aussi une mutation profonde, mélange l’information dure avec les feuilletons, la publicité, les chroniques de mode et les critiques de spectacles. Là aussi, la finance a pris les commandes et l’infotainmentne date pas d’aujourd’hui. C’est dans cette ambiance frelatée que Jacques Offenbach vit et compose. Il n’est pas alors étonnant qu’il en ait été éclaboussé et que certains l’ait présenté comme le débauché qu’il n’a jamais été.

Ni mépris, ni servitude
Les œuvres majeures d’Offenbach ont aussi accrédité ce contre-sens. Il est impossible de faire ici l’analyse complète des plus de 70 ouvrages lyriques répertoriés (sans compter évidemment des dizaines d’autres introuvables ou détruits). Pour ne parler que des six les plus connus, Orphée aux Enfers, La Belle Hélène, La Vie parisienne, la Grande-Duchesse de Gerolstein, La Périchole et Les Contes d’Hoffmann, il est certain que la sensualité y est toujours présente et même l’érotisme comme dans le duo de l’acte II de La Belle Hélène. La soif de jouissance y est analysée avec lucidité dans Orphée aux enferset les liens du mariage y apparaissent comme une pure convention sociale destinée plus à l’asservissement qu’à l’épanouissement des conjoints. Pour autant, cette trépidation sensuelle n’est jamais vulgaire et encore moins libidineuse. De la même façon, la puissance de l’argent est mise en exergue avec une lucidité dérangeante. Quand dans sa fameuse lettre, la Périchole explique à son chéri qu’elle l’aime mais qu’elle a trop de malheur et qu’elle meurt de faim, des esprits mauvais y ont vu une vénalité affichée, pour ma part, j’y vois de la dignité et l’aveu sans fard que la dépendance économique que subissent les femmes les prive de leur libre-arbitre amoureux. La satire sociale est partout présente mais avec une verve irrésistible dans La Vie parisienne : tout y est, Metella la courtisane, les aristocrates oisifs et débauchés, les domestiques manipulateurs, les étrangers naïfs qui viennent se faire plumer à Paris, capitale de la ribouldingue la plus insensée. Il n’y a aucune bienveillance dans le livret de Meilhac et Halévy, mais la description clinique d’un monde qui roule à grandes guides vers l’abîme. La satire politique est d’une violence masquée opportunément par une gaité souvent factice que ce soit dans Orphée, La Belle Hélène ou dans cette Grande-Duchesse de Gerolstein qui se croit tout permis puisqu’elle règne. Mais l’Opinion Publique rappellera à Jupiter – tiens, tiens – : « c’est l’honneur qui t’appelle et l’honneur passe avant l’amour ».

Jacques Offenbach a été un homme de son époque mais il ne doit pas y être confondu. Il y a trouvé des récompenses et des honneurs, certes, mais il n’en a pas été dupe. C’est à cette aune qu’il faut évaluer sa relation avec le sexe, ni mépris ni servitude. En cette fin du XIXe siècle, il va décrire dans Les Contes d’Hoffmann de façon poignante la condition des femmes qu’il a toujours considérées avec une respectueuse tendresse.
Au-delà de la mort, la dernière phrase des Contes résonne pour lui rendre justice : « Renais, poète. Je t’aime Hoffmann. Appartiens-moi. »

*La meilleure publication sur le contexte historique de la vie d’Offenbach est sans doute celle de Siegfried Kracauer Jacques Offenbach ou Le secret du Second Empire traduite de l’allemand et parue en 1937. Vous l’accompagnerez par la biographie monumentale de Jean-Claude Yon ou encore l’ouvrage classique de Robert Pourvoyeur. Une excellente « mise en bouche » a été écrite l’année dernière par le chanteur Jean-Philippe Biojout. Malgré quelques erreurs factuelles, le livre – court, 176 pages – se lit d’une traite et a l’avantage de bien résumer les intrigues complexes des livrets.
** Certains auteurs assurent que la première rencontre eut lieu à Hombourg en Sarre où Zulma donnait des spectacles de chansons françaises un peu lestes. Peu importe finalement.
Par Roselyne Bachelot-Narquin - jeudi 01 Août 2019

Réaliser un féminisme libertin
L'infidélité, c'est la sincérité qui se déplace - Suite :

samedi 6 janvier 2018

Opéra et féminisme


Ci-dessus en 2009,la talentueuse mise en scène de Carmen par Emma Dante – Direction Daniel Barenboïm

Crétinerie sans frontière
2018- Contre les violences faites aux femmes, Carmen tue Don José à l'opéra de Florence
Le metteur en scène Leo Muscato a réécrit la fin du célèbre opéra, pour que le public n'applaudisse pas le meurtre d'une femme. -" Il est inconcevable qu'on applaudisse le meurtre " d'une femme,dit-il.- Fin de citation
Imaginer, ne serait-ce qu’un instant,que les lyricomanes applaudissent lemeurtre d’une femme, c’est vraiment, vraiment prendre les gens pour des cons - CRAB

Si ce grand « féministe »à besoin d’un texte féministe, je me permets de lui proposer de mettre en scènel’histoire de l’éblouissanteSalomé
Salomé ( ça arrive - personne n'est parfait) aimait sa mère - sur le fond, en tant que femme, elle avait-eu entièrement raison de demander la …. Suite: Salomé
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2014/08/salome.html

Suite 2:[ … ce qui restera une des meilleures interprétations et surtout peut-être la meilleure mise en scène du plus beau fleuron de notre culture …. ] Carmen
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/grand-art/

Suite 3: Et Mozart créa la femme
[ Ce que j’aime chez Mozart et Da Ponte, c’est qu’ils montrent les femmes et les hommes tels qu'ils sont ]
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2015/12/et-mozart-crea-la-femme.html



jeudi 18 février 2016

Sabine Devieilhe et le Grand Œuvre


Mithridate au Théâtre des Champs Élysées
°
Né de la plume de Racine et de la musique du très jeune artiste et féministe libertin Mozart, l'opéra Mithridate est joué, en ce moment précieux, au théâtre des Champs Élysées,avec dans le rôle d'une femme de raison Ismene interprété par la sublime colorature léger Sabine Devieilhe grande parmi les plus grandes voix lyriques du XXe et de ce début du XXIe siècle -
mais aussi Sabine Devieilhe dans '' THE WEBER SISTERS '' ( CD), Psyché à rendre jalouse la Vénus d'Apulée,fantastique réincarnation dune Muse, à nous révélée, de l'affect Mozartien, de la technique d'éclairs d'aigus foudroyants et sublimés dans l'interprétation de la maléfique Reine de la Nuit – d'elle, que dire de plus, sinon qu'ainsi parlait Nietzsche '' l'art c'est la nature '' et d'en apprécier l'intensité d'un timbre qui semble naturellement gouverné par les lois de la cosmologie de notre monde physique dans sa plus élevée dimension spatiale au point d'en faire oublier les efforts quotidiens accomplis jours après jours par cette grande artiste lyrique afin de réaliser '' sans forcer '' sa voix, son instrument aime-telle à le rappeler, pour in fine atteindre les sommets de l'art majeur du '' Beau Chant '' - que dire, que dire de plus, sinon que c'est pour nous un immense bonheur...
Crab 18 Février 2016
°
Diffusé par rfi Les voix du monde :
http://blvids.free.fr/Sabine_Devieilhe_la_voix_royale.mp3
°
Suites :Déroulé d'articles
http://laicite-moderne.blogspot.fr/search?q=Mozart
ou encore :Et Mozart créa la femme
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2015/12/et-mozart-crea-la-femme.html
°
Notes :
« Mithridate » de Mozart. Théâtre des Champs-Elysées (01 49 52 50 50), jusqu’au 20 févr. Opéra de Dijon, les 26 et 28 févr. et le 1er mars. 3 h 30



lundi 27 juillet 2015

Alcina


Nous savons depuis longtemps que les religions haïssent le sexe, que le corps des belles femmes, ces ensorceleuses, ces sorcières méritaient bien leur sort dans le passé d'être brûlée vive - cinq jeunes filles ont agressées une autre jeune fille qui bronzait en maillot de bain dans un parc de la ville de Reims, quand bien même elles ne justifieraient dans l'instantané leurs actes au nom de la religion, ce serait un non sens d'omettre de rappeler qu'il est peu probable qu'elles ne soient pas mentalement, malgré dans notre pays la bien réelle sécularisation, impactée par plus de 15 siècle de moraline monothéiste qui à fait de la femme une pécheresse, une tentatrice, en un mot une sorcière qu'il faut mettre, en toute circonstance, à l'écart de l'espace public et en période de crise économique de tout faire pour privilégier l'emploi des hommes
Il est parfaitement observable que « nos grands experts économistes » très médiatisés ( notamment par C dans l'air ) n'ont pas vocation à défendre les amours, mais ont plutôt une vision pratiquement fusionnelle, similaire de la visée des hiérarchies monothéistes ou des pro-allaitement maternel dans la défense des politiques publiques dont la finalité a pour objet de privilégier, de financer la croissance démographique : les premiers, et peu importe qu'il y est plusieurs millions de chômeurs, au nom d'une vis hélicoïdale sans fin de la croissance, les autres autres au nom de la famille, ne pas en douter, pour ces derniers dans une société exclusivement hétérosexualisée
Dans un cas comme dans l'autre l'ennemi, c'est la sexualité, surtout le « criminel », ce « diabolique » plaisir sexuel ressenti par les femmes – quand on pense que des « salopent » osent de plus en plus en parler publiquement – mais voilà, ce sont avant tout les belles femmes , ces « garces » qui ne peuvent que déranger l'ordre moral, l'ordre établit que des populations rétrogrades ( y compris parmi des populations qui se déclarentféministes ) ne veulent pas ou plus voir en maillot de bain, ni même en mini-jupe, quand d'autres n'ont pas de plus fausse pudeur, sans la moindre retenue ne songent qu'à les envelopper dans un linceul mortuaire pour en faire des objets sexuels aussi faussement respectable que le « vrai faux suaire de Turin »
Rien de nouveau sous le soleil exactement, rien de nouveau sous le ciel nuageux formé des sombres et des plus obscures moralines monothéistes où la plus petite expression de sensualité sera déclarée sexiste d'autant plus qu'elle sera médiatisée, ainsi tout va pour le mieux, dans le meilleur des mondes du microcosme paranoïaque des attardés de l'histoire de la fesse, ennemis de la force charnelle, affolés par la sensualité mise dans le vibrant Alcina d'Haendel, plus que jamais, toujours et toujours, aussi furieusement, ne percevant rien d'une société qui à changé depuis longtemps déjà, néanmoins plus que jamais empressés de mettre le glaive dans la main de Don José l'assassin de la belle, de l'indomptable, à leurs yeux de l'impardonnable Carmen – Crab – 27 Juillet 2015
Suites :Mozart - L’Enlèvement au sérail
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2015/07/mozart-lenlevement-au-serail.html
ou sur
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2015/07/24/mozart-l-enlevement-au-serail-5661785.html


lundi 16 février 2015

Enfoulardées - Enburqanées


Le corps
Cette vidéo (*1,plus bas sur la page), est dédiéeà toutes les enfoulardées ou enburqanées volontaires, qui ont perdu le sens de l'égalité entre femmes, entre femmes et hommes, si tenté qu'il soit encore possible de leur donner à nouveaule goût de la liberté, le plaisir d'écouter,la joie d'expérimenter pourretrouver la liberté de leurcorps afin de redevenir des personnes, ce qu'elles n'auraient, sans le poids de l'instrumentalisation de la religion, jamais dû cesser d'être
Pourront-elles redevenir consciemment co-créatrices de leur vie ?
Sont-elles à ce point peu capables d'être autonomes, insoumises, en s'affublant volontairement de ces voiles islamiques marqueurs ou symboles de la soumission aux patriarcats islamistes, au point, contre l'égalité, préférer poser la foi au-dessus des savoirs ?
Pourront-elles enfin, un jour prochain, mettre fin à cette obstinée attitude de soumission sans autres effets, sans autres conséquences sociales et politiques que de poignarder les autres femmes dans le dos ? *2
La conscience du corps, c'est l'histoire de la vie, c'est l'histoire de la personnalité, c'est l'histoire du corps débarrassé de toutes servitudes, de toutes les injonctions ou manipulations religieuses ou encore d'instrumentalisation du corps à partir de la religion
Il n'existe pas l'esprit d'un coté et le corps de l'autre, l'idée de division en deux partie du corps repose, exclusivement entretenues contre la réalité, sur des tentatives religieuses d'imposer l'idée d'une vie éternelle après la mort
Contrel'effacement mortifère de la personnalité des femmes au nom d'Allah, contre toutesles entraves :soutenir l'élan, la trajectoire critique de notresociétévis à vis desinfluences, encline à se défairedes blocages mentaux, de se délivrerde l'immobilisation de l'émotionnel, toujours plus engagée à seséparerou se passerde la religion pour in fine réactiver l'énergie libérée des corps desfemmes et des hommes, corpsenfin mis en lumière quandla danse fait sens,vient, donne la preuve que nous ne sommes jamais « cloués sur place », que du mouvement est possible - - - Crab - 17 Février 2015
*:Vidéos
http://crab.painter.free.fr/videos/Giuseppe_Verdi.mp4
°
Suite : la puissance de la voix de la femme
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2015/02/sabine-devieilhe.html
ou sur
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2015/02/06/sabine-devieilhe-5553338.html
°
*2: Mobiliser la société autour de la laïcité
La république doit contrer cette dérive islamique, plus largement réaffirmer une position d'autorité face aux religions en abrogeant le Concordat, en cessant de subventionner des écoles confessionnelles quand il ne s'agit pas, plus ou moins directement, dans certaines communes de financer l'implantation de lieux de cultes pour la plupart musulmans
Enseigner le fait athée à l'école en contrepartie du fait religieux ect. ect. ect.
Suites : Laïcité
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2015/02/elisabeth-badinter.html
ou sur
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2015/02/04/elisabeth-badinter-5551704.html



vendredi 6 février 2015

Sabine Devieilhe


Venue d'ailleurs, '' Reine de la nuit et du jour '', l'éblouissantesoprano '' colorature '', Sabine Devieilhe a été sacrée " artiste lyrique " de l'année aux Victoires de la musique classique
Vidéo : Sabine Devieilhe
http://crab.painter.free.fr/videos/Sabine_Devieilhe.mp4
°
Suites :Le pouvoir de la femme à travers sa voix
http://laicite-moderne.blogspot.fr/search?q=Op%C3%A9ras
°
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/operas/
°
Autres articles :
La culture vue à travers le prisme féministe
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2012/12/la-saudade.html
Crab - 6 Février 2015